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  • franck de visme

La révolution des visites virtuelles



Simple effet de mode ou véritable révolution, les visites virtuelles sont devenues une étape incontournable dans le cursus des candidats à la propriété. Peu utilisées avant la crise sanitaire, elles ont connu un véritable coup de boost grâce (ou à cause) des deux confinements.

À l’arrêt total pendant près de douze semaines en 2020, les agents immobiliers ont dû innover pour pallier les difficultés liées aux nouvelles normes sanitaires et notamment aux visites physiques. « Le premier confinement nous a fait prendre conscience de l’intérêt de tous les outils digitaux qui étaient à notre disposition, explique Christine Fumagalli, Présidente du réseau ORPI. Bien que faisant partie de notre panoplie depuis près de quatre ans, la visite virtuelle n’était pas encore aussi développée et généralisée. Aujourd’hui, c’est devenu un outil majeur dans notre façon de fonctionner ». Visite virtuelle classique, avec un casque immersif ou en live, home staging digital pour se projeter dans un bien après travaux… Les habitudes des professionnels de la pierre se voient bousculées par ce tournant digital. « Le conseiller immobilier peut soit se rendre sur place et présenter à ses clients les différents biens grâce à la visioconférence ou laisser la main aux futurs acheteurs en leur envoyant un lien pour accéder à une visite virtuelle en 360 chez eux », poursuit Christine Fumagalli. Les nouvelles technologies offrent un résultat d’une très grande précision. Les acquéreurs peuvent se déplacer librement à l’intérieur du bien, inspecter les moindres recoins ou zoomer sur une fenêtre pour découvrir la vue tout en restant derrière leur écran.


Six visites en une heure

« Nos clients sont très friands de cette digitalisation qui s’insère de plus en plus dans leur parcours, remarque Yannick Signes, président du GIE ORPI de Toulouse. Les futurs acquéreurs présélectionnent en amont les biens qui les intéressent afin d’éviter de multiplier les sorties inutiles. En une heure, on peut réaliser jusqu’à six visites, chose impensable dans la réalité ». L’objectif est clair : multiplier les visites digitales et diminuer les visites réelles pour gagner en efficacité et améliorer le taux de transformation. « Cette manière de faire va perdurer dans le temps, c’est un phénomène qu’on ne pourra pas arrêter. La rencontre en présentiel avec l’agent immobilier intervient beaucoup plus tard qu’avant, estime Yannick Signes. Notre métier est en perpétuelle évolution, il faut s’adapter sinon nous sommes voués à l’échec ».


Les visites physiques incontournables

Un gain de temps pour l’agent immobilier et les potentiels acquéreurs qui évite également aux vendeurs les désagréments liés aux divers passages. Mais la visite physique reste un acte incontournable surtout dans le cadre d’un achat. « Contrairement à la location où des baux ont pu être signés uniquement par le biais d’une visite virtuelle, elle est principalement un moyen de présélection au niveau de la transaction », détaille le président du GIE.

Un constat partagé par Laurent Vimont, président France du réseau Century21. « Le confinement nous a démontré que les visites virtuelles ne pourraient jamais se substituer aux visites physiques. Alors qu’un ensemble de biens bénéficiait de cette digitalisation des visites, quasiment aucune vente n’a été réalisée pendant cette période. Les rares promesses de vente conditionnaient sans exception l’achat à la visite en présentiel, ajoute Laurent Vimont. Dans le marché de l’ancien, les gens ont besoin de sentir, de toucher pour avoir le coup de cœur, ce sentiment ne peut émaner du virtuel. Nous sommes avant tout un métier de contact où l’humain continue d’être une valeur fondamentale ».

Des technologies avancées pour mieux se projeter

Une visite virtuelle avec des effets en trois dimensions a beaucoup plus d’impact qu’une simple photo ou un plan en 2D. En vous « déplaçant » virtuellement, vous vous rendez plus facilement compte de l’agencement des pièces et de l’espace disponible.

Via ce système et grâce à des logiciels professionnels, un agent immobilier peut vous présenter différents aménagements possibles pour un bien : ajout ou suppression de cloisons, revêtement de sols, couleurs des murs, position des meubles…

Pour les logements neufs, les visites virtuelles ou en réalité virtuelle intègrent désormais des prises de vues réelles : vous pouvez découvrir le panorama que vous aurez depuis votre balcon au 4ème étage bien avant que les travaux ne soient achevés.



Du temps gagné pour les acheteurs

Un futur acquéreur de bien immobilier visite en moyenne entre 5 et 7 logements avant de trouver celui qui lui convient. Ces visites ne sont pas toujours simples à organiser car les biens ne sont pas forcément situés dans les mêmes quartiers, et en temps de Covid, les déplacements sont limités.

Si la visite virtuelle ne remplacera probablement jamais la visite physique du logement, elle permet de donner une première impression, très réaliste, elle permet de se déplacer au sein d'un bâtiment et de l'explorer. Si dès le début de la visite, vous souhaitez écarter le bien, vous n’aurez pas la sensation d’avoir perdu votre temps en vous déplaçant. La visite virtuelle vous permet également de découvrir des biens à l’autre bout de la France.


Des visites moins contraignantes pour les vendeurs

Pour maximiser les chances de vendre rapidement votre bien, les professionnels recommandent toujours de bien ranger son logement. Cependant, ce n’est pas toujours évident de garder son appartement ou sa maison comme sur les photos. Les vendeurs sont parfois contraints de quitter le logement pendant les visites, voire de faire garder leurs enfants, leurs chiens ou leurs chats.

En faisant le choix de la visite virtuelle, les visites physiques sont peut-être moins nombreuses mais elles ont plus de chances d’aboutir à une offre d’achat car les futurs acquéreurs seront déjà séduits par le logement. Les efforts à fournir par le vendeur sont moins importants.

Les solutions de réalité virtuelle et de visite virtuelle ne cessent de se développer pour fournir des résultats encore plus réels et immersifs. D’ici quelques années, il sera peut-être possible de se promener virtuellement tout en activant d’autres sens que la vue comme le bruit et le toucher.

Source : La Dépêche

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